Gemma Hobcraft
24 ans
Youth Coalition
Angleterre
"Il semble souvent, en ce qui concerne la participation des jeunes, que certains adultes attendent que nous perdions les pédales. Il nous faut donc toujours avoir 10 têtes d'avance et faire sans cesse nos preuves. J'espère qu'un jour, les choses changeront et que nous garderons notre place à la table des débats parce que c'est notre droit, et non un luxe dont nous devons être reconnaissants."
Gemma a 24 ans et vit à Londres, en Angleterre. Au terme de l'épreuve finale de formation qu'elle entreprendra plus tard dans l'année, Gemma sera avocate. Poursuivant du reste une maîtrise en Droit des droits humains, elle effectuera cet été un stage à la Cour pénale internationale (CPI). Son intérêt envers la santé et les droits sexuels et génésiques remonte à l'année 1999, lorsqu'elle s'est associée à d'autres jeunes pour former la base de la future Youth Coalition (YC), une organisation de jeunes œuvrant sur la scène internationale pour la santé et les droits sexuels et génésiques. suite>>
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IWHC: Comment êtes-vous entrée dans la lutte pour les droits des femmes et des jeunes?
Gemma Hobcraft: Je me suis engagée au niveau local pendant mes années de lycée, dans le cadre du conseil des écoles, puis comme représentante au conseil local des jeunes. Un conseil local des jeunes se compose de représentants de tous les établissements scolaires participants. Le conseil délibère sur les questions d'intérêt commun et sur le meilleur moyen de les aborder. suite>>
IWHC: Où avez-vous trouvé l'inspiration de travailler au sein d'une organisation ou d'un réseau?
GH: Mon inspiration m'est venue de mes premières expériences face aux obstacles opposés aux jeunes dans l'accès à l'information sur leur santé et leurs droits sexuels et génésiques. Honnêtement, ma participation au Forum des jeunes de La Haye m'a ouvert les yeux. Tout le monde parlait de ce dont les " pays en développement " avaient besoin en termes de santé génésique et je ne pouvais m'empêcher de penser que l'Angleterre n'était pas si bien lotie. suite>>
IWHC: Dans quelle mesure pensez-vous que votre travail, ou celui de votre organisation, a changé la vie des jeunes, de manière spécifique ou en général?
GH: Notre but est certainement de faire changer les choses à tous les niveaux pour assurer la réalité, pour tous les jeunes, de la santé et des droits sexuels et génésiques. J'espère, si nous n'avons pas encore concrétisé le changement, que nous sommes sur la bonne voie - ou, pour le moins, que nous effritons chaque jour davantage les obstacles opposés à la participation utile des jeunes et à leur santé et leurs droits sexuels et génésiques. suite>>
IWHC: Comment les activistes, les responsables politiques et les autres groupes intéressés peuvent-ils amener les jeunes à se joindre aux débats?
GH: En invitant les jeunes à la table! Il m'est extrêmement pénible de voir combien tant de décisionnaires ne réfléchissent pas de manière intelligente à la participation des jeunes. Quand bien même ils y pensent, ils s'y prennent trop tard, ce qui force les jeunes à rattraper le temps perdu et les met dans une situation où ils perdent pied.
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IWHC: Pouvez-vous nous donner un exemple, dans votre vie professionnelle ou personnelle, où le dialogue et la programmation ont tous deux favorisé une participation ou un leadership véritable de la part des jeunes? Comment en expliquez-vous l'efficacité?
GH: Bien sûr. Le processus de compte à rebours 2015, organisé dans le cadre du bilan CIPD+10. Souvent, les jeunes sont invités à la table (ou doivent lutter pour y accéder) vers la fin du processus. Pour la Table ronde Compte à rebours 2015 (organisée pour coïncider avec le bilan décennal du Programme d'action de la CIPD en 2004), nous avons participé aux débats dès la première rencontre et nous en avons certainement profité. suite>>
IWHC: Quels sont vos rêves pour l'avenir? Comment décririez-vous votre vision d'un monde idéal ou meilleur?
GH: Cela peut paraître cynique, mais j'essaie de ne pas rêver. J'essaie d'agir ici et maintenant, et j'y ajoute une note d'espoir. J'essaie de me concentrer sur ce que je peux faire pour éliminer quelques obstacles à la pleine réalisation de la santé et des droits sexuels et génésiques. suite>>
IWHC: Comment avez-vous découvert l'IWHC?
GH: C'était probablement lors du bilan CIPD+5, en 1999, mais plus encore à l'occasion de la Session extraordinaire de l'Assemblée générale de l'ONU consacrée aux enfants en 2002. La délégation de l'IWHC s'est posée en véritable force lors de ces deux rencontres. L'effort déployé m'a vraiment impressionnée. suite>>
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